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Informations Générales


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Nom de l'état

République de Chypre - Kypriaki Demokratia (en grec) - Kibris Cumhuriyeti (en turc)

Chypre a obtenu son indépendance de la domination britannique en 1960. En 1974, la Turquie a envahi Chypre et occupe depuis 36,2% de son territoire souverain. La ligne du cessez-le-feu traverse horizontalement l'île et divise la ville de Nicosie (Lefkosia), qui est la capitale, en deux.

Bien que la partie nord soit sous occupation étrangère, la République de Chypre est reconnue internationalement comme le seul Etat légitime de l'île ayant la souveraineté sur le territoire entier du pays.

Jour de l'Indépendance

1 octobre 1960


Le drapeau de Chypre

Le drapeau chypriote a été défini en 1960 après l'indépendance.



Position géographique et superficie

Chypre est une petite île de 9.251 km2, s'étendant sur une distance de 240 km d'est en ouest et de 100 km du nord au sud. Elle occupe une position stratégique dans la Méditerranée orientale (33oE, 35oN), là où se croisent l'Europe, l'Afrique et l'Asie. Chypre est également placée à proximité des grandes routes commerciales reliant l'Europe au Moyen-Orient, à la Russie, à l'Asie centrale et à l'Extrême-Orient.


Topographie

Les montagnes de Troodos (sud-ouest); point culminant: Olympos (1.953 m).

La chaîne de Kyrénia (Keryneia) ou du Pentadaktylos (nord); point culminant: Kyparissovounos (1.024 m).

La plaine centrale: la plaine de Messaoria.

Pas de rivières permanentes mais seulement quelques sources et ruisseaux.


Climat

Méditerranéen, avec des hivers doux et pluvieux (température minimale moyenne 5oC) et des étés chauds et secs (température maximale moyenne 36oC).


Flore et faune

Les régions boisées représentent 17 % de l'île. La végétation naturelle comprend entre autres des forêts d'arbres à feuilles persistantes et à feuilles caduques, des arbrisseaux et des fleurs. La flore comprend près de 1.800 espèces, sous-espèces et variétés indigènes. A peu près 140 ou 7% de ces espèces sont endémiques.

On y trouve également 365 espèces d'oiseaux dont seulement 115 se reproduisent dans l'île. Deux espèces et cinq sous-espèces ont été classées comme endémiques.

Parmi les animaux, le mouflon est le plus intéressant. Il appartient à la famille des moutons sauvages et il est unique au monde.


Population

867.600 (déc. 2006)*1
76,1% (660.600) Chypriotes grecs*2
10,2% (88.900) Chypriotes turcs
13,7% (118.100) résidents et ouvriers étrangers
Densité de la population: 88,4 habitants/km2
    *1 Le nombre de la population ne comprend pas les 160.000 colons illégaux habitant dans les régions de Chypre occupées par l'armée turque.
    *2 Ce chiffre comprend les 8.000 (1%) Maronites, Arméniens et Latins qui ont choisi, conformément à la Constitution de 1960, d'appartenir à la communauté chypriote grecque.


Statistiques démographiques

Taux de natalité: 10,9 par mille (2006)
Taux de mortalité: 7,2 par mille (2006)
Taux de croissance: 1,6% (2006)
Espérance de vie (hommes): 77 (2005)
Espérance de vie (femmes): 81,7 (2005)


Population des villes (déc. 2006)

Nicosie (Lefkosia, capitale): 228.400*
Limassol (Lemesos): 180.100
Larnaca (Larnaka): 80.400
Paphos (Pafos): 54.000
    * Seulement la population de la partie de la ville contrôlée par le Gouvernement.


Population des villes sous occupation militaire turque (avant l'invasion turque de 1974)

Famagouste (Ammochostos): 38.960
Morphou (Morfou): 7.466
Kyrénia (Keryneia): 3.892


Langues

Le grec et le turc sont les langues officielles.
L'anglais est largement parlé.


Religion

Les Chypriotes grecs sont chrétiens et adhèrent à l'Eglise autonome grecque orthodoxe de Chypre. Les Chypriotes turcs sont musulmans, alors que les minorités des Maronites, Arméniens et Latins appartiennent à d'autres confessions chrétiennes.


Héritage culturel

Sites néolithiques
Monuments classiques hellénistiques et romains
Eglises et monastères byzantins et latins
Forts et châteaux francs et vénitiens (12e-16é siècle)
Mosquées.


Gouvernement

Pouvoir exécutif

Chypre a un gouvernement à régime présidentiel. Le Président est élu au suffrage universel pour un mandat de cinq ans. Le pouvoir exécutif est exercé par un Conseil des Ministres composé de 11 membres nommés par le Président. Les Chypriotes turcs refusent de participer au gouvernement depuis la fin de 1963.

Pouvoir législatif

Une Chambre des Représentants monocamérale pluripartite.
Système de vote: représentation proportionnelle simple.
Les membres de la Chambre sont élus au suffrage universel pour un mandat de cinq ans.
Les sièges réservés aux Chypriotes turcs demeurent vacants.

Pouvoir judiciaire

L'administration de la justice est exercée par le pouvoir judiciaire de l'île qui est un corps séparé et indépendant. Conformément à la Constitution de 1960 et aux autres législations en vigueur, les institutions judiciaires sont: la Cour Suprême, les Cours d'Assises et les Tribunaux régionaux.

Hauts fonctionnaires et services indépendants

Un certain nombre de hauts fonctionnaires et de services sont indépendants et ne relèvent d'aucun ministère: le Procureur Général et l'Auditeur Général, respectivement à la tête du Bureau Légal et de la Cour des Comptes; le Gouverneur de la Banque Centrale de Chypre; le Médiateur (Ombudsman); la Commission des Services Publics; la Commission du Service de l'Education; le Bureau de la Planification; le Trésor Public; la Commission pour la Protection de la Concurrence; le Commissariat aux Communications Electroniques et aux Règlements Postaux; l'Autorité de Régulation de l'Energie; l'Organisme de Paiements Agricoles; le Commissariat à la Protection des Données à Caractère Personnel; l'Autorité de Développement et de Surveillance des Banques Coopératives; le Service de Contrôle Interne; le Commissariat au Contrôle de l'Aide Public. L'autorité d'Examen des Offres; le Commissariat à la Réglementation et le Tribunal Fiscal.


Banque Centrale de Chypre

La Banque Centrale a été fondée en 1963 en tant qu'institution autonome. Depuis juillet 2002, elle est régie par la Loi 2002 sur la Banque Centrale de Chypre. Cette loi assure l'indépendance de la Banque ainsi que sa compatibilité avec les dispositions relatives du Traité établissant la Communauté européenne et les statuts du Système européen de banques centrales et de la Banque Centrale européenne. Simultanément, les dispositions constitutionnelles relatives ont été amendées afin d'assurer l'indépendance de la Banque Centrale comme prévue par l'acquis communautaire.

L'objectif primordial de la Banque est d'assurer la stabilité des prix. Sans préjudice de cet objectif, la Banque appuie la politique économique générale du gouvernement.

La Banque centrale a intensifié ses efforts en vue de la libéralisation du secteur financier qui s'impose autant par des facteurs économiques que la nécessité d'harmoniser les structures et les politiques de l'économie chypriote avec celles de l'U.E.

En ce qui concerne la surveillance du domaine bancaire, l'objectif de la Banque Centrale est d'assurer la stabilité du système bancaire, la minimisation des risques du système et la protection des dépositaires. Les règlements, les politiques et les pratiques de la Banque s'alignent sur les directives et les recommandations du Comité du Comité de Bâle sur la surveillance bancaire.


Autorités locales

L’administration locale relève de la responsabilité des Municipalités et des Conseils des communes. Les Municipalités assurent l’administration des services publics et gèrent les villes et les grandes régions rurales, alors que les Conseils des communes s’occupent de la gestion des activités du village. Ces Conseils sont des corps indépendants dont les membres sont élus au suffrage universel.


Relations internationales

En ce qui concerne les questions de politique étrangère, le gouvernement de Chypre s’aligne sur la position de l’Union européenne dans le cadre de la Politique Etrangère et de Sécurité Commune de l’U.E. Depuis 1974, le gouvernement concentre essentiellement ses efforts sur la terminaison de l’occupation militaire turque et de la division de l’île. Bien que Chypre s’identifie depuis longtemps avec l’Ouest, elle a développé des liens étroits avec Israël, le monde arabe, les pays d’Amérique latine et le continent africain. Chypre est membre de nombreuses organisations internationales dont:

- l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) (1995)
- l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE) (1975)
- le Commonwealth (1961)
- le Conseil de l’Europe (1961)
- les Nations Unies (ONU) et ses agences spécialisées
- la Banque Mondiale
- le Fonds Monétaire International


Membre de l’Union européenne

Le 1er mai 2004, Chypre a officiellement adhéré à l’Union européenne en tant que membre à part entière, mettant ainsi fin à une longue marche qui a duré plus de trois décennies.

Son intégration à l’U.E. était un choix naturel dicté par sa culture et sa civilisation, son histoire, sa perspective européenne et son adhérence aux idéaux de la démocratie, de la liberté et de la justice. Désormais, une nouvelle ère de défis, de perspectives pour l’avenir et de responsabilités commence pour Chypre.

La mise en oeuvre des lois et règlements de l’U.E. (l’acquis communautaire) est suspendue dans les régions occupées par la Turquie, jusqu’au règlement du problème de division de l’île. Entre temps, le gouvernement de Chypre en collaboration avec la Commission européenne fait des arrangements afin de faciliter le développement des transactions économiques entre les deux communautés et d’améliorer le niveau de vie des Chypriotes turcs.

Bien que Chypre bénéficie de grands avantages découlant de son intégration à l’U.E., elle a aussi beaucoup à offrir en tant que pays membre. En raison de sa position stratégique au carrefour de l’Europe, du Moyen-Orient, de l’Afrique du Nord et de l’Asie, Chypre devient de plus en plus un important centre régional d’affaires, ainsi qu’un pivot international de communications et de transports. Avec une infrastructure moderne, un système légal sain, des motivations fiscales, un taux de criminalité relativement bas et une main d’oeuvre de bonne qualité, Chypre constitue une plateforme régionale favorable pour les sociétés européennes.

Depuis son adhésion à l’U.E., l’économie de Chypre s’est transformée grâce à d’importantes reformes structurelles. Le commerce et les taux d’intérêts ont été libéralisés, alors que le contrôle des prix et les restrictions concernant les investissements ont été abolis. Le financement de projets d’infrastructure (construction et opération) par le secteur privé a été introduit tandis que les monopoles ont été bannis.

De plus, on s’attend à ce que le nouveau contexte créé par l’intégration à l’U.E. influence positivement les efforts en vue d’un règlement global de la question chypriote qui réunisse son peuple et réintègre son économie.


    Défense

    La Garde nationale a été créée en 1964. Elle est formée de militaires de carrière, de réservistes et d'un petit nombre d'officiers et de sous-officiers de l'armée grecque.

    Depuis l'an 2000, Chypre contribue aussi aux Capacités de défense de l'Union Européenne et participe dans 5 sur un total de 19 groupes de projet du PAEC qui s'occupent des questions couvrant les imperfections des capacités de défense européennes.


    Force de maintien de la paix de l'ONU à Chypre (UNFICYP)

    La Force de maintien de la paix de l'ONU, l'UNFICYP, formée d'un personnel de 923 militaires (2007), se trouve dans l'île depuis 1964. Elle s'est installée à Chypre à la suite des violences intercommunautaires en décembre 1963 et des menaces d'invasion de l'île par la Turquie. Son rôle est avant tout de surveiller la zone tampon et d'assurer le maintien du cessez-le-feu, étant donné qu'une armée turque forte de 43.000 hommes occupe actuellement le nord de l'île.


    Bases souveraines britanniques

    Les bases militaires britanniques se trouvent à Dhekelia et Akrotiri/Episkopi et couvrent 2,7% du territoire chypriote.

    Conformément au Traité de 1960, accordant à Chypre son indépendance du joug colonial britannique, la Grande-Bretagne a gardé les bases précitées sous sa souveraineté.


    Histoire

    Conformément à des traces archéologiques, la civilisation de Chypre remonte à 11.000 ans, au 9e millénaire av. J.-C. (Age de la Pierre ou début de l’époque néolithique). L’île a acquis son caractère grec après avoir été colonisée par les Achéens et les Mycéniens entre le 13e et le 11e siècle av. J.-C. Vers le milieu du 9e siècle av. J.-C., des colons phéniciens sont arrivés à Chypre et se sont installés surtout dans le royaume côtier de Kition. Par la suite, Chypre est passée à tour de rôle sous la domination des Assyriens, des Egyptiens et des Perses (8e – 4e siècle av. J.-C.). Elle a fait partie de l’Empire romain entre 30 av. J.-C. et 330 apr. J.-C.

    Elle a néanmoins gardé son identité grecque et, en faisant partie de l’état hellénistique des Ptoléméens (310-30 av. J.-C.) et du monde grec de Byzance (330 apr. J.-C.-1191), Chypre a maintenu vivant son héritage ethnique. La langue et la culture grecques ont prédominé à travers les siècles, bien que l’île soit passée successivement sous la domination des conquérants étrangers – du Roi Richard 1er (Coeur de Lion) d’Angleterre et des Templiers (1191-1192), des Francs (les Lusignan, 1192-1489), des Vénitiens (1489-1571), des Ottomans (1571-1878) et des Anglais (1878-1960).

    Les Chypriotes grecs ont mené une lutte de libération anticoloniale de 1955 à 1959 et Chypre a obtenu son indépendance et est devenu une République constitutionnelle en 1960. Conformément aux accords de Zurich-Londres instituant l’indépendance de l’île, la Grèce, la Turquie et la Grande-Bretagne étaient les pays garants de cette indépendance, et la Grande-Bretagne gardait deux bases militaires souveraines à Chypre.

    Le pouvoir était partagé entre les Chypriotes grecs et les Chypriotes turcs dans la proportion de 7 à 3. Ceci donnait à la minorité de 18% des Chypriotes turcs – descendants des Ottomans turcs qui avaient occupé l’île de 1571 à 1878 – une représentation de 30% au Gouvernement et dans toutes les institutions de l’Etat. De plus, la communauté chypriote turque disposait du droit de veto sur des questions importantes.

    Pendant des siècles, les deux communautés avaient coexisté pacifiquement. Néanmoins, certaines dispositions des Accords de Zurich et de Londres ainsi que de la Constitution de 1960, présentant des faiblesses fonctionnelles, ont conduit à des impasses, des conflits internes et des ingérences étrangères. La Constitution elle-même mettait l’accent sur les différences entre les Chypriotes grecs et turcs et encourageait, de ce fait, les tendances de division plutôt que d’intégration des deux communautés. Les Chypriotes grecs cherchaient avec détermination à renforcer l’unité de l’état alors que l’administration chypriote turque, vivement pressée par la Turquie, déployait ses efforts en vue de la ségrégation ethnique et de la séparation géographique des deux communautés. Tout cela a mené à des violences intercommunautaires de 1963 à 1967, et à des attaques aériennes et des menaces d’invasion par la Turquie. Les Chypriotes turcs se sont retirés du gouvernement, du parlement et de l’administration du pays. De 1968 à 1974, l’ONU a mené des négociations intercommunautaires en vue de régler le problème. Durant cette période, la tension entre les deux communautés s’est calmée et les violences ont quasiment cessé.


    Invasion et occupation turques

    Le 15 juillet 1974, la junte militaire grecque au pouvoir en Grèce à l’époque a perpétré un coup d’état pour renverser le Gouvernement de Chypre, élu démocratiquement au suffrage universel. Le 20 juillet, la Turquie, violant le code international de conduite établi par les traités dont elle est signataire, a envahi Chypre sous prétexte de restaurer l’ordre constitutionnel. Par contre, elle a occupé 36,2% du territoire au nord de l’île – un acte mondialement condamné comme une violation grave de la Charte de l’ONU et du droit international. La Turquie, située seulement à 74 km de Chypre, défie toujours un grand nombre de résolutions de l’ONU qui exigent le retrait des troupes d’occupation turques de l’île.

    Les conséquences de l’invasion et de l’occupation ont été catastrophiques. Des milliers de personnes ont été tuées et plus de 180.000 Chypriotes grecs vivant dans le nord – plus d’un quart de la population – ont été chassés de leurs foyers et sont devenus des réfugiés. Les 20.000 autres Chypriotes grecs restés enclavés dans les régions occupées ont été graduellement forcés d’abandonner leurs foyers et de prendre refuge dans les régions contrôlées par le Gouvernement, du fait qu’ils étaient constamment menacés et se voyaient refuser l’exercice de leurs droits de l’homme les plus fondamentaux. Aujourd’hui, leur nombre ne dépasse pas les 500. Septante pour cent (70%) du potentiel économique du pays est passé sous contrôle turc et 30% de la population s’est retrouvé sans emploi. Les Chypriotes turcs ont été forcés de déménager dans les régions occupées afin de s’aligner sur la politique de ségrégation ethnique de la Turquie.

    Quelque 1.400 civils et soldats chypriotes grecs ont disparu pendant et après l’invasion sans laisser des traces. Un grand nombre d’entre eux avaient été arrêtés et vus dans des prisons en Turquie et dans les régions occupées avant de disparaître. Leur sort, à l’exception de très peu de cas, demeure incertain, vu que la Turquie refuse toujours d’enquêter sur leur disparition. En outre, la politique turque consistant à faire venir des colons de Turquie dans les régiosn occupées a changé les données démographiques à tel point que ces colons illégaux (à peu près 160.000) sont pratiquement deux fois plus nombreux que les Chypriotes turcs (88.900).

    L’héritage culturel dans les régions occupées a été en grande partie détruit et vandalisé et les lieux de culte ont été profanés.

    Une série de résolutions de l’Assemblée Générale et du Conseil de Sécurité des Nations Unies, de même que des résolutions de nombreuses organisations internationales condamnent l’invasion turque de Chypre ainsi que ses conséquences. Elles demandent le retour en sécurité des refugiés dans leurs maisons et la vérification du sort des personnes disparues et font appel au respect des droits de l’homme de tous les Chypriotes ainsi que de l’indépendance, de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de Chypre. Par ailleurs, la Cour Européenne des Droits de l’Homme a trouvé le Gouvernement turc coupable de violations massives et systématiques des droits de l’homme à Chypre.

    Des tours successifs de négociations depuis 1974 entre les communautés chypriotes grecque et turque sous l’égide de l’ONU pour résoudre le problème chypriote ont été sapés par la partie turque cherchant un règlement qui diviserait en fait Chypre en permanence et la maintiendrait sous le contrôle des intérêts étrangers. D’autre part, les Chypriotes grecs insistent sur la réunification réelle de l’île et de son peuple.

    Le dernier effort de l’ONU a abouti à la présentation d’un plan par son Secrétaire Général en vue d’un règlement global du problème de Chypre. Le 24 avril 2004, le peuple de Chypre a été appelé à approuver ou à rejeter, par le biais de deux référendums séparés et simultanés organisés par les deux communautés, la proposition du Secrétaire Général de l’ONU (le plan Annan V). Une grande majorité de 75,8% des Chypriotes grecs ont rejeté le plan Annan car ils avaient le sentiment que le texte final, qui comprenait arbitrairement des exigences turques de dernière minute, n’était pas équilibré et ne satisfaisait pas leurs inquiétudes principales concernant la sécurité, le fonctionnement et la viabilité découlant du règlement proposé. Par leur vote, les Chypriotes grecs n’ont pas rejeté la solution du problème de Chypre qui demeure leur but primordial. Ils ont simplement dit non à ce Plan spécifique qui leur a été présenté. De plus, ils n’ont pas tourné le dos à leurs compatriotes chypriotes turcs qui ont approuvé le plan à 64,9%. Bien au contraire, les Chypriotes grecs déploient des efforts en vue d’une solution qui satisferait les aspirations des deux communautés.

    Le ‘’non’’ voté au référendum devrait être interprété en tant qu’expression légitime des inquiétudes réelles qui ont conduit au rejet du plan sérieusement en vice de forme ne prévoyant pas:
    - Le retrait de toutes les troupes étrangères et des colons de Chypre et l’élimination du droit de puissances étrangères d’intervenir unilatéralement à Chypre;
    - Des garanties satisfaisantes pour assurer que les engagements pris par les parties impliquées seront respectés;
    - Un système de rétablissement des propriétés reconnaissant les droits et les intérêts des Chypriotes grecs déplacés qui ont été forcés d’abandonner leurs foyers en 1974, et un règlement de compensation des propriétés ne demandant pas aux Chypriotes grecs de financer leur propre restitution;
    - Le droit de tous les Chypriotes d’acquérir une propriété et de vivre où bon leur semble sans quotes-parts restrictives et
    - Un Gouvernement fonctionnel sans impasses ou sans restrictions de vote fondées sur l’ethnicité.

    Le Gouvernement de Chypre continue à déployer ses efforts en vue de la réunification réelle de Chypre et de l’intégration de son peuple et de son économie dans le contexte d’un règlement fonctionnel et viable – un règlement qui apportera la paix, la prospérité et un meilleur avenir pour tous les citoyens d’une Chypre réunifiée au sein de l’U.E.


    Economie

    Alors que le problème de Chypre demeure non résolu, l’économie quant à elle, fondée sur le système de libre entreprise, s’est remarquablement redressée, depuis 1974. Le progrès dans le secteur de l’économie est attribué entre autres à l’adoption d’un système économique basé sur les principes du marché libre, à la poursuite de politiques macroéconomiques saines par les gouvernements successifs, ainsi qu’à l’existence d’entreprises dynamiques et flexibles et d’un personnel hautement qualifié et spécialisé. Au cours des deux dernières décennies, l’économie de Chypre s’est transformée, passant d’une économie agricole à une économie de services et de fabrication légère. Chypre est aujourd’hui une importante destination touristique, ainsi qu’une économie moderne aux services dynamiques, dotée d’infrastructures physiques et sociales développées. De plus, Chypre occupait la 28e position dans l’Index de Développement Humain des Nations Unies de 2007/2008.

    Le 1e janvier 2008 l’Euro a été introduit à Chypre comme monnaie officielle, remplaçant la livre chypriote.

    Le taux moyen de croissance annuel au cours des cinq dernières années était de l’ordre de 3,1%, alors que le taux moyen d’inflation s’élevait à 2,9% et le taux de chômage à 3,4% pendant cette période.

    Secteur En % contribution au PNB (2006)

    Primaire (agriculture) 2,8
    Secondaire (fabrication et bâtiment) 19,6
    Tertiaire (services) 77,6

    Autres statistiques pour l’économie (2006)

    Revenu par tête: € 18.244
    Inflation: 2,5%
    Taux de croissance: 3,8%
    Taux de chômage: 3,4%
    Population active: 375.000
    Population active rémunérée: 359.400


    Centre d’affaires internationales et centre maritime

    Chypre s’est développée en un centre d’affaires internationales et d’opérations bancaires avec un grand nombre d’unités bancaires étrangères et plus de 1.000 sociétés internationales fonctionnant dans l’île. Depuis le 1er mai 2004, date à la quelle Chypre est devenue membre à part entière de l’Union européenne, toutes les banques ayant une autorisation délivrée par les autorités compétentes des pays de l’U.E., peuvent ouvrir des succursales à Chypre ou offrir des services bancaires transfrontaliers sans avoir besoin d’une permission de la part de la Banque Centrale de Chypre. L’île est également un centre maritime important et possède actuellement dans son registre l’une des principales flottes marchandes du monde.

    La position géographique stratégique de l’île, son environnement fiscal favorable, son personnel spécialisé, ses excellentes facilités infrastructurelles au niveau des télécommunications, de son système bancaire moderne et de son système légal, font de Chypre un pont de transactions idéal pour l’Union européenne et le Moyen-Orient. Parmi 50 pays offrant des facilités similaires, Chypre est considérée comme l’un des principaux centres d’affaires internationales.


    Industrie de technologie avancée

    Le développement de l’industrie figure parmi les principaux objectifs du Gouvernement, étant donné qu’il constitue une composante vitale d’une politique économique plus générale. Dans le cadre de cette politique, le Gouvernement a introduit un programme d’incubation technologique pour la création de nouvelles entreprises de haute technologie et d’innovation.

    Tout cet effort vise à associer d’une manière efficace le talent, la technologie, le capital et le savoir faire afin d’accélérer le développement de nouvelles entreprises et la commercialisation de la nouvelle technologie.


    Services

    Le secteur tertiaire ou des services est le secteur se développant le plus rapidement et il représente actuellement 77,6% du PNB et 71,1% de la population active rémunérée. Le secteur comprend le tourisme, les transports et les communications, le commerce, les banques, les assurances, la comptabilité, l’immobilier, l’administration publique, la santé, l’éducation, les services d’affaires et juridiques.

    Le tourisme (hôtels et restaurants) en particulier joue un rôle important dans l’économie. En l’an 2006, il a contribué à 7,1% du PNB et 10,0% de la main–d’oeuvre était employée dans l’industrie touristique.

    En 2006, plus de 2,4 millions de touristes ont visité Chypre, en provenance surtout de la GB (56,7%), des pays scandinaves (8,6%), de la Russie et d’ex-pays de l’Union Soviιtique (5,4%), de l’Allemagne (6,4%), de la Grèce (5,3%) et de la France (1 ,6%).

    Le rôle de Chypre comme centre régional de services se voit renforcé et des projets sont actuellement en voie de réalisation en vue de promouvoir l’île comme centre international d’information.


    Industrie de la fabrication

    L’industrie de la fabrication représente 8,6% du PNB et emploie 10,2% de la main-d’oeuvre.

    Les principaux secteurs industriels sont ceux des denrées alimentaires, des boissons, du tabac, du prêt-à-porter, des chaussures, de la maroquinerie et de la ferronnerie, des produits chimiques et des produits plastiques.


    Importations

    Les principaux produits importés sont les matières premières, les produits de consommation et de fabrication, les équipements de transport et les carburants et lubrifiants. En 2006, 65,4% des importations totales provenaient de l’U.E., surtout de la Grèce (17,3%), de l’Italie (11,4%), de la GB (8,9%), de l’Allemagne (8,9%) et de la France (4,2%). L’Israël représentait 6,2% des importations, la Chine 4,2%, le Brésil 2,5% et le Japon 2,4%.


    Exportations

    Les principaux produits exportés sont les produits pharmaceutiques, le ciment, les fromages y compris le halloumi, les produits de papeterie, les pommes de terre et les agrumes. En 2006, 58% des exportations nationales avaient comme destination les pays de l’U.E., surtout la GB (22,1%), la Grèce (19,4%) et l’Allemagne (18,6%). Par ailleurs, 13,7% des exportations ont eu comme destination les pays du proche Orient et du moyen Orient et 4,8% d’autres pays asiatiques.


    Transbordement

    A cause de sa position géographique, Chypre s’est développée en un centre important de transbordement avec un très grand nombre de réexportations de marchandises vers les nouveaux marchés du moyen Orient et d’Europe Centrale.


    Agriculture

    L’agriculture a assuré, avec une contribution de 2,8% au PNB en 2006, un emploi à 8,3% de la population active.

    Les principaux produits agricoles sont les pommes de terre, divers autres légumes, les céréales, les agrumes, le raisin et les olives. L’élevage de bovins, de moutons, de chèvres, de porcs et de volailles est une composante importante de l’agriculture. Les sources pour la production de poissons sont autant la pèche côtière que l’aquaculture.


    Environnement

    L’intégration de Chypre à l’U.E. a donné lieu à la récente révision de la politique environnementale du pays. Plus de trois cent directives et règlements et un nombre de plans d’action forment le Chapitre compliqué et détaillé de l’Environnement. Ces nouveaux règlements législatifs constituent une forte base pour la mise en vigueur de la politique environnementale. Bien explicite, ces lois ne permettent pas d’interprétations différentes ou erronées. Elles assurent l’amélioration de l’environnement et de la qualité de la vie.


    Ressources naturelles

    Les ressources naturelles de l’île sont le cuivre, le gypse, le bois de construction, le marbre et la bentonite; on les trouve cependant en quantités peu importantes.

    L’eau est une ressource rare à Chypre. Ce problème a été néanmoins résolu par la construction de barrages et d’usines de dessalement.


    Santé et services sociaux

    Les hôpitaux publics et les centres médicosociaux offrent des traitements gratuits aux malades nécessiteux, aux réfugiés et aux fonctionnaires du secteur public. Il y a aussi plus de 100 cliniques et hôpitaux privés avec plus de 1600 lits et un grand nombre de pratiques offrant un large éventail de services médicaux. En l’an 2006, la proportion du nombre d’habitants par médecin était de 395:1.

    Un régime général de sécurité sociale couvre tous les travailleurs, hommes et femmes, ainsi que leurs familles. Les allocations et les pensions allouées couvrent les cas de chômage, la maladie, de congés de maternité, de pension de veuvage, d’accident de travail, de retraite, de décès.

    Il existe également un large éventail de services sociaux fournis par le Gouvernement: des écoles maternelles, des hospices et des maisons de retraite, des facilités pour handicapés, des locations gratuites pour réfugiés (résultant de l’invasion militaire turque), des subventions pour les loyers et des aides financières à des organisations communautaires.


    Education

    L’éducation est obligatoire jusqu’à l'âge de 15 ans. L’éducation primaire et secondaire est gratuite. Il y a deux universités de l’état à Chypre – l’Université de Chypre à Nicosie et l’Université Technologique à Limassol – trois universités privés et 23 collèges et institutions d’éducation tertiaire.

    Chypre compte parmi les pays qui ont un niveau élevé d’éducation tertiaire avec 75% des lycéens poursuivant leurs études supérieures en l’an 2005-2006. Plus de la moitié des étudiants font leurs études à l’étranger, surtout en Grèce (64,2%), en GB (23,6%) et aux EU (3,6%).

    En 2005-2006, 53,1% des étudiants chypriotes à l’étranger et 60,3% des étudiants universitaires à Chypre étaient de sexe féminin.


    Culture

    La vie culturelle s’exprime à travers les arts créatifs et les traditions chypriotes. La littérature, la poésie, la musique, l’opéra, le théâtre, la danse, la peinture et la sculpture en sont quelques manifestations.

    Nombreux sont également les musées, y compris l’important Musée Archéologique de Nicosie et les galeries d’art.

    La Galerie Nationale expose en permanence la Collection Nationale d’Art Contemporain chypriote et, de temps à autre, d’importantes expositions étrangères ainsi que des expositions rétrospectives des pionniers de l’art visuel de Chypre.

    Pour la promotion de l’art contemporain de Chypre à l’étranger, les Services Culturels du Ministère de l’Education et de la Culture organisent des expositions ou subventionnent la participation d’artistes chypriotes à des compétitions internationales d’art.


    Médias

    La liberté d’expression et le pluralisme dans l’information sont sauvegardés par la Constitution et par les lois régissant la Presse, la radio et la télévision.

    Actuellement on peut y trouver:
    - 8 journaux quotidiens et un grand nombre de journaux et revues hebdomadaires en circulation
    - 7 chaînes de télévision à transmission panchypriote et 6 chaînes locales
    - 10 stations de radio émettant dans l’île entière et 38 stations locales
    - 1 agence de presse (Cyprus News Agency).

    De plus, il existe un nombre de TV privées (circuit fermé à l’intention d’abonnés), et de bureaux et agences de presse internationaux ainsi que des correspondants couvrant la région plus générale du moyen Orient.









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