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ImprimerImprimer Close Close La République de Chypre
Migration

L’urgence humanitaire inhérente au double problème des migrants et des réfugiés s’impose chaque jour un peu plus dans les délibérations d’organisations internationales diverses à Genève. L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) et le Haut-Commissariat pour les réfugiés (HCR) constituent les fers de lance de la gestion de cette crise à l’échelle mondiale.

La République de Chypre, par l’intermédiaire de sa Mission permanente, participe activement à toutes les délibérations. Elle prône une approche holistique du sujet, incluant la prise en compte des causes profondes du problème, tout en soulignant la nécessité de sauver les vies et soulager les souffrances des réfugiés et des migrants en mouvement.

La question du déplacement des populations a toujours été au cœur de l’agenda de Genève dès le lendemain de la Seconde Guerre mondiale. L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) et le Haut-Commissariat pour les réfugiés (HCR) ont donc été créés afin d’aider à la réinstallation des millions de personnes déplacées à l’époque.

Créée en 1951, l’ OIM est une agence intergouvernementale basée à Genève. Elle compte 162 Etats membres et 9 Etats observateurs. Elle est présente dans plus de 120 pays via 460 Représentations. Son action insiste sur une gestion humaine et ordonnée des migrations, la promotion de la coopération internationale en la matière (aussi bien avec les Nations Unies ou des agences gouvernementales ou intergouvernementales, qu’avec des partenaires privés ou des organisations non gouvernementales).

La République de Chypre a adhéré à L’OIM en mai 1974 et elle est toujours activement intervenue quant aux questions des retours volontaires et du trafic d’êtres humains, ainsi que dans le cadre du Réseau européen des migrations.

En novembre 2015, L’OIM a ouvert une antenne en République de Chypre, sous la tutelle du bureau régional de L’OIM dans l’espace économique européen, l’Union européenne et l’OTAN, à Bruxelles. La cérémonie d’inauguration a eu lieu en présence de Mme Laura Thomson, directrice générale adjointe de l’organisation.

Le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, a vu le jour en 1950. La Convention de Genève sur les réfugiés de 1951 et le Protocole de Londres de 1967 en expriment les principes fondamentaux et en constituent le socle légal quant à la protection des réfugiés. Depuis 2003, il opère en tant qu’agence permanente de l’ONU, à partir de son siège de Genève. Aujourd’hui, son rôle consiste à veiller à la sauvegarde des droits et du bien-être des réfugiés. Il est composé de 9300 personnes, travaillant dans 123 pays.

En 1974, le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés a installé une antenne en République de Chypre, afin d’assurer protection et assistance aux milliers de Chypriotes déplacés lors de l’invasion du pays par les forces armées turques. Il a rempli son rôle jusqu’en 1997, date à laquelle les programmes relatifs aux personnes déplacées ont été transmis aux agences des Nations Unies en charge du développement.

Jusqu’en 2002, l’agence du HCR à Chypre était responsable de l’enregistrement des demandeurs d’asile et à procéder à leurs requêtes, à la demande du gouvernement de la République de Chypre. Depuis, l’Etat a pris le relais et assure lui-même l’arbitrage des demandes. Aujourd’hui, le HCR collabore avec les ministères de l’Intérieur, de la Justice, des Affaires étrangères, du Travail, des Affaires sociales et de l’Education et leur apporte tout soutien technique nécessaire.

La République de Chypre soutient l’OIM et le HCR par sa participation active aux travaux majeurs des deux organisations et par l’intermédiaire des contributions imposées et volontaires requises dans le cadre du fonctionnement des institutions internationales.

Lors de la conférence de Londres de février 2015, en dépit de difficultés économiques majeures, le pays s’est engagé, par la voix de son ministre des Affaires étrangères, M. Ioannis Kasoulides, à accorder une aide financière de 2.4 millions d’euros au Liban et à la Jordanie, qui, de par l’afflux massif de réfugiés syriens, se trouvent confrontés à des bouleversements socioéconomiques sans précédent.
M. Kasoulides a également annoncé la mise en place d’un programme d’attribution de bourses d’études destinées aux réfugiés syriens, vivant provisoirement au Liban ou en Jordanie. Ce plan bénéficiera d’un financement de 100.000 euros par an sur une période de cinq ans (années scolaires de 2016 à 2021).

Il est important de souligner que Genève concentre d’autres initiatives déterminantes dans l’appréhension et la recherche de solutions à la crise des migrants et des réfugiés. Le Forum mondial sur la migration et le développement (FMMD) et le Groupe mondial sur la migration (GMM) constituent des évènements majeurs en la matière, et la Mission permanente de la République de Chypre s’attache à en suivre la totalité des travaux.

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